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Le musée municipal des Faïences et Emaux

Dans l'ancienne boulangerie militaire... le musée municipal !
(visites de groupes sur rendez-vous)


Le musée municipal des Faïences et Emaux
Porte de France
54 400 Longwy
Tél. : +33 3.82.23.85.19
musee@mairie-longwy.fr

Ouverture :
Du 1er mai au 31 octobre : du mardi au dimanche, de 10h à 12h et de 14h à 18h
Du 1er novembre au 30 avril : du mardi au vendredi de 14h à 18h - samedi et dimanche de 10h à 12h et de 14h à 18h
Le musée est fermé les lundis et jours fériés : 1er janvier, 1er et 8 mai, 14 juillet, 15 août, 1er et 11 novembre, 25 décembre.
Réservation obligatoire pour les visites guidées. Pour les scolaires et groupes de jeunes, n'hésitez pas à contactez le musée pour trouver une offre adaptée à vos besoins.

Tarifs :
Entrée individuelle : 3,50€
Goupes (dès 10 personnes) : 3€
Moins de 18 ans : 1,50€
Groupes moins de 18 ans (dès 10 personnes) : 1€

Attention : le musée se trouve au 2e étage d'un bâtiment ancien et n'est accessible que par un escalier.

Installé dans l’ancienne boulangerie militaire, le Musée Municipal des Faïences et Emaux de Longwy présente les créations les plus prestigieuses des manufactures de la ville, qui s’organisent en 2 grands ensembles : les faïences, produites à partir de 1798, et les émaux, apparus au début des années 1870.

Dès ses débuts la production longovicienne est appréciée et à l'occasion du passage de Napoléon à Longwy en 1804, un service est produit pour les maisons de la Légion d'Honneur dont le musée conserve une soupière, ornée des symboles impériaux. Au cours du XIXe siècle les familles de Nothomb puis d'Huart, qui reprennent la faïencerie, multiplient les innovations techniques et développent des pièces d'une indéniable qualité, aussi bien dans le domaine de la céramique utilitaire que de la céramique d'art.
L'apparition de la faïence fine permet la mise en oeuvre de procédés techniques nouveaux comme l'impression sur faïence, qui ouvre la voie à l'industrialisation mais aussi aux « assiettes parlantes ». Certaines pièces sont rehaussées de couleurs plus fines (dites « de petit feu ») voire d'or. Les services de tables, à dessert, à thé, à café, pièces pour la cuisine et la toilette etc., sont produits et diffusés à travers toute la France, et même au-delà des frontières.
Outre ces productions utilitaires, Longwy fabrique également des oeuvres décoratives : statuettes, pendules, majoliques, barbotines... Pour ces dernières, certains des plus grands artistes du siècle (comme Eugène Carrière ou Martinus Kruytenbrouwer) interviennent à la Faïencerie et leurs réalisations sont présentées aux Exposition Universelles.

Ces Expositions, qui permettent au public européen de découvrir des objets venus du bout du monde, vont faire émerger un goût pour l'Orient, et notamment pour le Japon, que les manufactures s'empressent de satisfaire. A Longwy Hyppolite et Henri-Ferdinand d'Huart, qui reprennent l'entreprise familiale en 1855, ont l’idée de riposter aux importations massives de céramiques extrême-orientales en appliquant à la faïence le principe de cloisonner ou de cerner les décors, inspiré des bronzes japonais. C'est la naissance des célèbres émaux de Longwy, émaux cloisonnés sur faïence qui 140 ans plus tard continuent de ravir les amateurs en renouvelant sans cesse leur inspiration. Japonisme, goût pour Iznik et la Perse, inspiration égyptienne ou Art Déco, vous trouverez au musée des exemples des lien qui unirent Longwy aux principaux courants artistiques du XIXe et du XXe siècle, union qui se prolonge aujourd'hui. Le musée présente aussi des coupes ornées de scènes animalières, historiques, de monuments célèbres, ainsi que des pièces commémoratives créées pour célébrer des événements particuliers. Vous découvrirez également la façon dont les innombrables décors en émaux ont pu être adaptés à des pièces utilitaires, telles que services de table, outils d'éclairage, jardinières ou nécessaires de bureau.

Le musée conserve également des oeuvres du sculpteur Jean-Paul Aubé (Longwy 1837 - Capbreton 1916) et du peintre Paul Georges Klein (Longwy 1909 – Arles 1994), ainsi que l'une des plus importantes collections de fers à repasser d'Europe.

Dans le bâtiment, vous pourrez aussi découvrir les pièces liées à sa fonction originelle de boulangerie : les bassins, dont l'eau servait à fabriquer le pain pour les 5000 hommes de la garnison (à vérifier), la salle des fours, où ils étaient cuits, et l'ingénieux système de circulation interne qui permettait de les distribuer rapidement.


Information créée le 07/03/2007 - modifiée le 11/12/2012