Commémoration de la Libération de Longwy
11/09/26 – La Ville de Longwy a rendu hommage, vendredi en fin d’après-midi, aux combattants et résistants qui ont permis sa libération, le 11 septembre 1944. La cérémonie s’est déroulée devant le Monument aux Morts du parc des Récollets, à Longwy-Bas, réunissant élus, associations patriotiques, anciens combattants, porte-drapeaux et jeunes générations.
Plusieurs enfants du Conseil municipal des enfants ont pris la parole à tour de rôle pour rendre hommage aux résistants qui se sont battus pour la libération de Longwy. Cet hommage s’est poursuivi avec une lecture à deux voix par deux élèves de troisième de la Classe Défense et Sécurité Globale du collège Vauban.
Le maire de Longwy, Vincent HAMEN, a ensuite rappelé lors de son discours que la libération de la ville avait mis fin à des années « d’occupation, de privations, d’angoisse et d’humiliation », évoquant la mémoire des résistants locaux, dont Gabriel GABRIELLI, les frères CRÉPEL, ou encore l’ancien maire Pierre-Albert LABRO, engagé dans la Résistance. Il a également salué Édouard JASNIEWICK, ancien combattant longovicien qui fêtera bientôt ses 99 ans, ainsi que tous ceux qui ont maintenu vivant « l’idéal républicain » dans l’ombre.
Le premier magistrat a établi un parallèle saisissant avec un autre 11 septembre : celui de 2001, rappelant que les attentats contre le World Trade Center et le Pentagone, 25 ans plus tôt, s’inscrivaient eux aussi dans une histoire faite de ruptures et de bouleversements. Selon lui, aucun événement historique ne peut être considéré isolément : la Seconde Guerre mondiale, la Guerre froide et les crises contemporaines forment une continuité dont la jeunesse doit tirer les leçons.
S’adressant directement aux jeunes générations, Vincent HAMEN a insisté sur le fait que la mémoire ne devait pas rester « un récit appris dans les livres », mais devenir « un enseignement, une conscience, une vigilance, une responsabilité ». Il a rappelé que la liberté, fondée sur le respect de la dignité humaine, la démocratie et la solidarité, « n’est jamais définitivement acquise » et doit être défendue collectivement.
Un hommage aux morts a ensuite été rendu, suivi d’un dépôt de gerbes. Enfin, une minute de silence a été observée et La Marseillaise a clôturé cette cérémonie.
















